A en croire les verts vaudois, voter pour eux équivaut à “prendre parti pour le climat”.

(image extraite de leur tract pour les élections fédérales d’octobres 2007)

S’il est permis d’en douter, c’est que ce parti soutient également mordicus le DEVELOPPEMENT DURABLE:

“Depuis plus de trente ans, nous défendons une politique crédible de développement durable.” (source : ibidem).

Il s’ensuit que :

Pour les verts, les bons projets se situent au lieu de
convergence des avantages sociaux, environnementaux
et économiques.”


Cette conviction est illustrée par le schéma ci-dessous, que je me suis également permise de reproduire.


Exemple de développement durable : “le développement des énergies renouvelables” qui

“ménage les ressources naturelles (avantage écologique),
crée des emplois (avantage social),
et promet d’être rentable à long terme (avantage économique).”            (source : ibidem)

Pour ma part, je suis convaincue que le développement durable ne permet pas de lutter contre le réchauffement climatique.

car “La croissance économique s’arrête là où commence les limites physiques de la planète” (Vincent Cheney)
“Les modèles économiques modernes - libéraux et marxistes - ont éliminé la variable écologique de leur raisonnement.” (Vincent Cheney).
Il y a donc un antagonisme profond entre la survie écologique de notre planète et le développement durable. Car comment imaginer que la rentabilité économique puisse être un critère de décision pertinent dans une problématique dont elle ne sait rendre compte ?
C’est tout simplement absurde, non ?
N’est-ce pas plutôt le contraire ? N’est-il pas temps d’inventer d’autres modèles, où la rentabilité économique ne soit pas à égalité avec le social et l’écologique, mais bien plutôt leur subordonnée ?

“Avec son «développement durable», le capitalisme veut nous faire croire que son système productiviste, qui a épuisé les ressources naturelles, détruit le climat et trahi ses promesses de satisfaire les besoins élémentaires de l’humanité, serait tout à coup capable de réparer ses dégâts et de poursuivre sa mission. Puits de carbone, nucléaire propre, hydrogène à profusion, éoliennes magiques, cultures de carburants… tous les gadgets censés conjurer les catastrophes à venir y passent. C’est comme s’il nous annonçait triomphalement qu’il venait de découvrir que les métastases du productivisme pourraient le guérir du cancer qui le ronge!”