Cette semaine, c’est la semaine sans télé. RUDE. La journée sans achat, j’y étais finalement parvenue. Une semaine sans télé ! Je sais pas.

La télé, c’est ma pote à moi. Mon espace d’évasion. Une source capitale d’information. Mais bien plus aussi. C’est carrément un point d’ancrage. Lors d’un voyage en Afrique, plus que la compagnie de mon mari, c’est la présence de la BBC dans la chambre d’hôtel qui m’a rassurée, permis de reprendre mes marques. La BBC est là, c’est donc qu’il y a une certaine stabilité, une petite île où me réfugier.

La journée sans achat, je l’avais organisée seule. J’avais fait en sorte de ne pas avoir à acheter de la nourriture. Mais la semaine sans télé, ça nécessite une négociation. Chance d’aboutir : plutôt minces. Ce sera donc une semaine de soirées dans la chambre à coucher, avec le bruit de la télé en arrière-fond. Il faut absolument que je passe à la biblio demain sinon ce sera pas tenable.

Mais le plus dur, ce sera en journée. Pendant la sieste de mon fils + en fin d’après-midi et tous ces brefs instants où je ne sais pas quoi faire de moi-même. Heureusement que France Culture existe, ce sera ma bouée de secours. S’ils se mettent en grève, je ferai l’impasse. A défaut d’une ancre, il me faut au moins un fil.

J’espère qu’il fera beau et que je pourrai aller récolter des signatures pour l’initiative sur le salaire minimum. Ou au minimum gris.  Le mercredi soir, j’ai aussi une AG de Solidarités. ça me fait une soirée de moins dans la chambre à coucher. Le lundi, j’ai la danse orientale. Mais pour le reste, je la sens très mal, cette semaine sans télé.

Il y a une douceur toxique dans l’aliénation télévisuelle.