C’est moi ou cette cérémonie d’ouverture des jeux a un méchant petit goût de 36 ? Ces milliers de personne marchant au carreau ? Les individus réduits à n’être que des fourmis sans autonomie ?

(en plus de tous les autres défauts, le principal étant pour moi le renforcement de l’emprise anti-démocratique du système chinois sur sa population et la multiplication des atteintes aux droits de l’homme à cette occasion – dont notamment les nombreuses évictions de leur logement de pauvres gens qui n’avaient rien demandé).

Il y a 20 ans, j’étais adolescente et je croyais que l’avenir serait vert.
Le peu que je savais sur la préservation de la nature m’inquiétait suffisamment pour m’efforcer de vivre plus vert. Je m’étais achetée très cher une machine à calculer fonctionnant à l’énergie solaire. J’écrivais sur du papier recyclé. Jeune adulte, j’ai acheté les quelques produits bios proposés alors par la Coop. J’essayais aussi d’acheter des habits bios, je les commandais au WWF et c’était très cher. Avec mon copain, on se faisait des vacances camping/vélo en France, en Suisse et en Allemagne. Consommation quelque peu différente, de quoi grever certains postes du budget mais pas de quoi bouleverser l’ordre des choses. Je le savais. Mais je ne m’en inquiétais pas vraiment. Parce que j’étais persuadée que nous étions à l’orée d’un avenir radieux, un avenir vert.

Dans cet avenir vert, toutes les machines de la vie courante fonctionneraient à l’énergie solaire. Chaîne stéréo, radio, radio-réveil, télé, machine à écrire (oui, c’était encore le temps des machines à écrire), téléphone à l’énergie solaire. Tous les petits appareils de la vie courante susceptibles de rencontrer quelques rayons de lumière fonctionneraient à l’énergie solaire. Pourquoi cette conviction ? J’avais une deuxième machine à calculer solaire, elle m’avait coûté la moitié du prix de la 1ère. Pour les autres appareils, il en irait de même ! Les premiers appareils seraient chers, puis devant la demande croissante, davantage seraient produits, les économies d’échelle feraient chuter les prix et le solaire supplanterait l’électrique, comme les CDs ont font disparaître les 75 tours dans la consommation de masse. Dans le même ordre d’idée, les habits en coton bio seraient moins chers. Quant aux immeubles, leurs toits ne tarderaient pas à se couvrir entièrement de panneaux solaires, tout comme l’ensemble des bâtiments publics. L’électricité serait verte et bon marché. Tous les papiers ou presque seraient en papier recyclé. Pour le ménage et la correspondance privée, mais aussi et surtout pour toute la correspondance administrative et commerciale.

Souvent, les gens qui rêvent de grands changements élaborent des stratégies pour y parvenir. La révolution par exemple. Le contrôle ou l’enfermement des “contre-révolutionnaires”, si ce n’est leur élimination physique. Un possible bain de sang “pour le bien du peuple”. Ou dans une version démocratie, un arsenal de lois coercitives et contraignantes adoptées grâce à un lobbying politique actif, une multiplication de taxes “incitatives” (le fameux pollueur/payeur).

Mais dans mes illusions vertes, je ne rêvais pas de cela. Non, pas du tout. Non, je pensais que tous les changements se produiraient NATURELLEMENT, poussés par le simple esprit du temps. Par le simple jeu de l’innovation technologique couplé aux effets d’une économie de marché basés sur la demande. Les industries produiraient vert, les citoyens consommeraient verts, non sous la contrainte mais par choix délibéré et par intérêt. Les industries voudraient s’assurer de la pérennité de leur profits et verraient leur intérêt supérieur à ne pas épuiser les ressources limitées de la planète. Les consommateurs voudraient consommer “moderne”, ce serait à qui aurait le dernier gadget à l’énergie solaire, le dernier petit bijou de technologie nouvelle, etc. Il y aurait des effets de mode et puis, peu à peu, de nouvelles normes. Des habitudes anciennes seraient maintenant assimilées à de la maltraitance. Comme par exemple les aliments aux pesticides. “Mais tu vas quand même pas lui donner ça à manger ! Tu te rends compte des saloperies que tu lui fais avaler à ton môme!”
Bref, je croyais tout simplement au développement durable sauf que je ne lui donnais pas ce nom-là parce qu’à cet époque ce terme n’existait pas encore ou peut-être que oui, mais je l’ignorais.

En fait de rêve vert, c’est dans un cauchemar qu’on vit. Les changements espérés ne se sont pas produits. La seule chose qui a vraiment changé, ce sont les discours, et puis les déséquilibres environnementaux qui atteignent maintenant des points de rupture, à tel point que la survie de millions de personne est en jeu.

Maintenant, tout le monde ne parle que de développement durable. Les partis, les multinationales, tout le monde peint le futur en vert .
Pourtant ces braves gens n’ont pas l’excuse de la jeunesse, de l’exaltation propre à l’adolescence. Quand on est adolescent, on est pas réaliste. Notre connaissance du monde est forcément partielle. J’avais des illusions vertes. et j’avais 15 ans. Je vivais dans une société capitaliste et je croyais que notre système économique était RAISONNABLE. Je lui faisais confiance pour restreindre son empreinte écologique à des dimensions supportables par les éco-systèmes. Si j’avais vécu dans un pays communiste, j’aurais sans doute fait confiance au parti communiste pour résoudre les problèmes environnementaux. Je vivais dans un pays capitaliste, je faisais naturellement confiance au marché. Quelle erreur ! Quel aveuglement idéologique !

Cette idée déjà : “Nous vivons dans une économie de marché basée sur la loi de l’offre et de la demande.”

Pas vraiment faux, pas vraiment vrai non plus. Une assertion qui entretient des liens distendus à la réalité, comme la pub à l’information.
Voici pourquoi. Les consommateurs sont bien des acteurs du marché, mais pas forcément dans le rôle principal. Ils adaptent sans doute autant leur « demande » à l’offre que l’offre s’adapte à la demande (cf. Bernard Maris, Antimanuel d’économie, vol. 1, Les fourmis, chapitre 4 : marchés et concurrences). Exemple type : les OGM. Les consommateurs n’en veulent pas, les agriculteurs n’en veulent pas. L’industrie agro-alimentaire si. Elle est bien la seule. Car personne ne lui a jamais « demandé » de produire des aliments OGM. Elle y voit cependant son intérêt. Cela lui suffit. Les OGM, elle entend nous les imposer (cf : Monsanto).

Je croyais au fondement de l’économie libérale qu’est la « loi de l’offre et de la demande ». Je croyais aussi, deuxième aveuglement, que le marché était capable de s’orienter en fonction de ses intérêts propres dans le futur. Pourquoi tuer la poule aux oeufs d’or ? Pourquoi ravager des éco-systèmes pour des intérêts à court terme ? Il semblait évident que le système capitaliste trouverait les moyens de préserver ses sources de profit.

J’y ai cru très longtemps. Mais quoi ?

Rien. Seulement à la marge, quelques marchés de niche, quelques marchés pour riches. Et puis beaucoup de blabla, mais rien. Rien qui n’ait freiné significativement cette course folle vers l’auto-destruction.

Peu à peu, j’ai saisi le caractère idéologique du discours économique dominant. Et j’ai mieux compris pourquoi le présent n’était pas devenu vert. Notre présent n’est pas devenu vert parce que le système capitaliste ne fait pas partie de la solution, mais du problème. Il est en fait une de ses causes principales. Certes, on vit dans une économie de marché, mais non, la demande des consommateurs n’est pas déterminante et le marché est de toute manière bien incapable d’agir en fonction d’un quelconque intérêt supérieur, serait-ce même le sien. Déjà, le développement durable apparaît pour ce qu’il est : un mirage improbable.

Et bien déjà là, c’est complètement faux . Certes, on vie dans une économie de marché, mais non, la demande des consommateurs n’est pas déterminante. et le marché est de toute manière bien incapable d’agir en fonction d’un quelconque intérêt supérieur, serait-ce même le sien. Déjà là, le développement durable apparaît pour ce qu’il est : un mirage improbable.

Cette semaine, c’est la semaine sans télé. RUDE. La journée sans achat, j’y étais finalement parvenue. Une semaine sans télé ! Je sais pas.

La télé, c’est ma pote à moi. Mon espace d’évasion. Une source capitale d’information. Mais bien plus aussi. C’est carrément un point d’ancrage. Lors d’un voyage en Afrique, plus que la compagnie de mon mari, c’est la présence de la BBC dans la chambre d’hôtel qui m’a rassurée, permis de reprendre mes marques. La BBC est là, c’est donc qu’il y a une certaine stabilité, une petite île où me réfugier.

La journée sans achat, je l’avais organisée seule. J’avais fait en sorte de ne pas avoir à acheter de la nourriture. Mais la semaine sans télé, ça nécessite une négociation. Chance d’aboutir : plutôt minces. Ce sera donc une semaine de soirées dans la chambre à coucher, avec le bruit de la télé en arrière-fond. Il faut absolument que je passe à la biblio demain sinon ce sera pas tenable.

Mais le plus dur, ce sera en journée. Pendant la sieste de mon fils + en fin d’après-midi et tous ces brefs instants où je ne sais pas quoi faire de moi-même. Heureusement que France Culture existe, ce sera ma bouée de secours. S’ils se mettent en grève, je ferai l’impasse. A défaut d’une ancre, il me faut au moins un fil.

J’espère qu’il fera beau et que je pourrai aller récolter des signatures pour l’initiative sur le salaire minimum. Ou au minimum gris.  Le mercredi soir, j’ai aussi une AG de Solidarités. ça me fait une soirée de moins dans la chambre à coucher. Le lundi, j’ai la danse orientale. Mais pour le reste, je la sens très mal, cette semaine sans télé.

Il y a une douceur toxique dans l’aliénation télévisuelle.

J’ai estimé mon empreinte écologique:

1, 81 !

L’empreinte écologique répond à la question : combien de terres faudrait-il si tout le monde agissait comme vous ? L’européen moyen “a besoin” de deux planètes, l’Etasunien moyen 5 (je dis Etasunien pour ne pas dire Américain, parce que ça énerve une connaissance…sud-américaine. ). (Pour estimer la vôtre, cliquez ici.

Avec mon 1, 81, je suis un peu sous la moyenne européenne. 1, 81 ! C’est énorme quand même. Je ne m’attendais pas à ce résultat. L’estimation se base sur la réponse dans 3 domaines : nourriture, logement et déplacement. Ce qui plombe mes résultats personnels, c’est le domaine alimentation. Passant outre ma gêne, je vais détailler ici les questions sur lesquelles se basent cettte estimation.

Questions Ma réponse Commentaires
Consommation de protéines d’origine animale (oeuf, fromage, viande, poisson) ? au minimum une fois par jour < !
Jetez-vous
de la nourriture ?
environ
10 %
Difficile à estimer. Mais ils comptent les restes et si je les mets au frigo, ils ont tendance à y rester, puis à partir à la poubelle quelques jours plus tard .
Consommez-vous des produits de saison et de votre région ? les 3/4 Il reste donc un bon quart qui vient soit de l’autre bout de la planète (bananes) ou dont je ne connais pas trop la saison. Le fait d’être inscrite aux Jardins du Flonm’aide à atteindre 3/4 de produits de saison. Je consomme le panier sans avoir besoin de réfléchir à chaque fois.
Combien de kilomètres parcourez-vous en voiture chaque jour ? aucun J’ai pas de voiture.
Utilisation de transports en commun ? une demi-heure par jour Ils estiment la distance à 100km. Dans ma réalité, c’est beaucoup moins. Le 99 % de mes activités a lieu dans un rayon de 5-7 km max.
A certaines heures, il faut un temps fou pour traverser la ville. Vivement le M2 !
Fréquence de parcours en avion ? moins d’une fois par année Un grand voyage en 2002, un saut à Berlin en 2006.
Votre logement utilise-t-il une source d’énergie propre (solaire) ? non Je suis locataire.
Quelle est la proportion de vos ampoules et appareils ménagers qui sont à basse consommation ? la moitié Toutes les pièces sont éclairées avec des ampoules basse consommation. Par contre, j’en sais rien en ce qui concerne la cuisinière, la machine à laver, le sèche-linge, le frigo. Là aussi, les inconvénients d’être locataire.
Surface par personne ? 1 pièce par personne Ouf, ça compense un peu la case d’avant.
Petit, gros mangeur ? Trop ! (entre 2′300 et 2′800 kcal par jour) Je suis en surpoids. Oserais-je avouer que je n’avais jamais réfléchi aux conséquences de ma suralimentation ?

Explication scientifique de l’empreinte écologique

L’empreinte écologique vise à traduire de manière facilement compréhensible l’impact d’activités humaines sur les écosystèmes et la planète. Elle se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple). Cette surface traduit, grâce à un système de conversion une quantité de ressources nécessaires par système opérant.

Plus précisément, l’empreinte écologique quantifie pour un individu ou une population la surface bioproductive nécessaire pour produire les principales ressources consommées par cette population et pour absorber ses déchets. L’empreinte écologique peut aussi être utilisée pour donner une mesure des impacts d’activités de production comme l’élevage ou l’extraction d’or ou d’objets tels qu’une voiture, un ordinateur ou un téléphone portable.[1]

Ceci permet de comparer l’empreinte d’une entité par rapport à la surface bioproductive locale ou planétaire estimée disponible ou de mesurer s’il augmente ou diminue si l’on dispose de séries de données de base.

Source : Wikipedia (consultée en oct. 0

Le 24 novembre prochain, c’est La Journée sans achat. J’y ai encore jamais participé. Même si les océans sont faits de gouttes d’eau, ça me semblait dérisoire. A l’assaut de la sociiété d’hyperconsommation avec une Journée sans achat. A l’assaut de l’exploitation économique avec une Journée mondiale du refus de la misère. A l’assaut de la domination masculine avec une Journée de la femme. Des tas de journées mais pour quel résultat ? Je n’ai souvenir d’aucun.

Le Ramadan dure un mois. Le Carême grosso modo de même. Un jour, le sens-tu passer ? Un effort, c’est une durée. Une prise de conscience aussi, ça demande du temps. Ramadan et carême sont des pratiques religieuses de modération qui s’inscrivent dans un temps naturel, celui nécessaire à l’âme humaine. Une journée ? Une accélération factice.
Sauf que.

Sous le bombardement constant de la pub, une journée sans achat, c’est nager à contre-courant. Tu te concentres à fond sur ton but où déjà le courant t’emportes où tu ne voulais pas aller. Une journée sans achat et tu sens le courant. Là est le potentiel subversif de cette journée. SENTIR LE COURANT. On croit nager, choisir son cap, tenir le gouvernai, alors qu’on dérive inéroxablement, emporté par des courants puissants. Notre terre se noie et nous, nous flottons au gré des vagues. Tout l’art de la publicité consiste à nous faire oublier cette réalité. Mais c’est un art fragile. Une journée sans achat suffit à sentir le courant.

Mais qu’est-ce que je fous à cette caisse ? Pourquoi j’hésite à sortir sans porte-monnaie ? D’où vient cette inquiétude absurde ?

Le 24 novembre prochain, je n’achéterai rien. Ou plutôt, je m’efforcerai de ne rien acheter. A l’assaut de ma propre sur-consommation. Ennemi, je dessine ton contour ! Je veux redécouvrir que la liberté est un combat.

Les résultats des dernières élections fédérales sont consternants pour toutes les personne de gauche. Les racistes et les casseurs du social ont le vent en poupe. Mais l’environnement aussi a subi un revers cuisant.

L’UDC est en effet le seul parti suisse à “continuer à minimiser ouvertement les risques climatiques et environnementaux” et la quasi totalité de ces élus “reçoit un zéro pointé” en ce qui concerne les votes en faveur de l’environnement. (Source : Adèle Thorens, Le Tromblon,  no 3, sept 07).

Dans ce contexte, le fait qu’Ecologie libérale appelle à voter….l’ UDC Guy Parmelin au 2ème tour est dès plus paradoxal.

Ce monsieur dit vouloir se battre :

  • pour un approvisionnement énergétique et électrique indigène suffisant et d’un coût supportable pour nos concitoyens et nos entreprises


En clair, il est pour la construction de nouvelles centrales nucléaires. Le 3 septembre dernier, j’ai assisté à un débat sur l’environnement à la radio suisse romande. Il était très peu crédible et s’est fait un peu bousculé par les autres candidats présents. Notamment par Pierre Vanek, qui lui a fait remarqué que l’uranium n’est pas une production indigène. Question indépendance énergétique, c’est pas top…


  • pour un développement du réseau routier et autoroutier afin de ne pas pénaliser les régions périphériques

Avec un argument curieux :

La distance qui sépare les habitants des campagnes du prochain magasin d’alimentation ou du prochain cabinet médical est jusqu’à 5 fois plus longue que celle que doivent effectuer les citadins.

Si les habitants des campagnes ne doivent pas parcourir une plus grande distance que les citadins pour aller chez le médecin, alors il ne reste plus qu’à transformer la campagne…en ville !

  • contre la taxe CO2 sur l’essence (env. 50ct /litre) qui pénaliserait les régions excentrées et de nombreuses PME
Et pourtant, le site de de la Fondation centime climatique explique sur la première page de son site qu’elle émane d’une initiative volontaire des milieux économiques suisses pour une protection efficace du climat. “Les milieux économiques suisses”, pas vraiment des doux rêveurs donc ! M. Parmelin se refuse ainsi à tout compromis en faveur de l’environnement, même ceux qui sont soutenus par des milieux profondément conservateurs. Dans le domaine de l’environnement, L’UDC se révèle tout aussi extrême que pour le reste. Tirons-en les conséquences au 2ème tour.

Source de l’ensemble des citations en italique ci-dessus : site de Guy Parmelin, rubrique : mes positions (il faut descendre pas mal dans la page web avant de trouver ses positions sur l’environnement ).

Les produits d’entretien écologiques sont chers… de quoi en décourager plus d’un(e). La solution alternative : faire ses propres produits. Une femme a testé énormément de choses dans ce domaine et fait part de son expérience sur son blog : http://raffa.over-blog.com. Elle a également compilé ses conseils dans une brochure : LE GRAND MENAGE, téléchargeable gratuitement depuis son blog (attention, ne pas l’imprimer en version noir/blanc car le texte en devient illisible- ou au moins faites un essai sur une page).
Ces conseils sont très judicieux et sa notice, “recettes écologiques ET économiques pour l’entretien de la maison”, véridique. Et à l’évidence, Raffa en connaît un rayon sur la chimie.

Vous le remarquerez, il est beaucoup fait mention du bicarbonate de soude, aux propriétés nettoyantes, désodorisantes et désinfectantes remarquables. Pour un ménage de 4 personnes, Raffa estime qu’il en faut environ 200g par mois. On trouve du bicarbonate de soude dans les grands magasins (Migros, COOP etc), mais au rayon alimentaire et non nettoyage (généralement pas loin de la poudre à lever, des arômes et décorations pour gâteaux). Cependant, il est nettement plus économique de l’acheter…..en pharmacie. Vous le trouvez dans toutes les pharmacies, il suffit de demander la quantité que vous voulez à la pharmacienne. Et là, vous avez intérêt à en acheter en quantité relativement importante. Si 100g vous sont facturés 3.30, 500g vous coûteront seulement dans les 13 CHF.
Ne pas confondre le bicarbonate de soude avec les cristaux de soude dont il est aussi fait mention. J’ai eu de la peine à en trouver mais j’en ai finalement trouvé à la pharmacie internationale sur la place St-François. C’est un produit très bon marché (4.- pour un kg).


Un autre produit dont elle parle est l’huile essentielle de citron bio. J’ai acheté la mienne à Sun store pour 10 CHF. Le prix de l’huile essentielle varie considérablement. L’huile essentielle de Tea tree vaut 23 CHF. Attention, les huiles essentielles sont déconseillées aux femmes enceintes et allaitantes. A mettre bien à l’abri des enfants.

Attention à ne pas confondre l’huile essentielle et l’huile parfumée . Si c’est vraiment de l’huile essentielle, c’est écrit dessus.

Autre produit phare : le vinaigre d’alcool. J’achète du vinaigre de vin blanc. Prix imbattable : 80 ct. le litre ! Le vinaigre ne sent rien une fois qu’il est sec et est un désinfectant puissant. Idéal pour nettoyer le frigo. C’est fantastique aussi pour enlever les taches de fruits rouges, de tomate, de carottes etc. Je trempe le vêtement dans un mélange eau + vinaigre, je laisse tremper plusieurs heures et quand je reprends le vêtement, je ne vois plus l’ombre d’une tâche ! Le vinaigre ravive aussi bien les couleurs.

Actuellement, je fais mon propre produit de vaiselle en utilisant la recette de Raffa. Je n’ai pas remarqué de différence par rapport aux produits conventionnels en ce qui concerne l’efficacité. J’ai acheté une “pierre de nettoyage bio” (9 CHF). Très efficace. Tellement efficace que je l’utilise pour un tas et un tas de trucs, y compris nettoyer les vitres. Financièrement, je m’y retrouve totalement. A chaque utilisation, on doit pas utiliser plus qu’1 mm du produit, donc il y en a pour un moment !

Je me suis aussi lancée dans le nettoyage maison d’un…tapis en laine ! Le genre de tapis qu’on achète pas cher et qui n’a plus l’air de rien en un temps trois mouvement. J’avais essayé le conseil “éco” classique, le lavage avec de la vapeur d’eau, sans résultat aucun. Etais-je condamnée à avoir un tapis couleur “beige viré au gris beige avec taches multiples” ? Non ! Car sur le blog de Raffa, j’ai trouvé la recette suivante :

150 ml de vinaigre d’alcool
une cuillère à soupe de bicarbonate de soude
trois cuillères à soupe de produit vaiselle
Vaporiser. Laisser agir 5 min puis frotter avec un chiffon.

Il était également ajouté “Faites attention à l’effet moussant du bicarbonate de soude“. Effectivement, ça a pas mal moussé, un peu genre champagne. J’ai pas vaporisé, j’ai réparti la mousse ! C’était sans doute dû au fait que j’ai utilisé mon produit de vaisselle “fait maison” qui contient déjà du bicarbonate de soude. J’ai attendu une dizaine de minutes et j’ai frotté vigoureusement dans le sens de la largeur et de la longueur. Résultat : la métamorphose.
Dans le mélange, j’avais aussi mis 5-6 gouttes d’huile essentielle de citron et là, je crois pas que c’était une bonne idée. ça sentait vraiment fort le citron. J’ai dû aérer longuement.

A en croire les verts vaudois, voter pour eux équivaut à “prendre parti pour le climat”.

(image extraite de leur tract pour les élections fédérales d’octobres 2007)

S’il est permis d’en douter, c’est que ce parti soutient également mordicus le DEVELOPPEMENT DURABLE:

“Depuis plus de trente ans, nous défendons une politique crédible de développement durable.” (source : ibidem).

Il s’ensuit que :

Pour les verts, les bons projets se situent au lieu de
convergence des avantages sociaux, environnementaux
et économiques.”


Cette conviction est illustrée par le schéma ci-dessous, que je me suis également permise de reproduire.


Exemple de développement durable : “le développement des énergies renouvelables” qui

“ménage les ressources naturelles (avantage écologique),
crée des emplois (avantage social),
et promet d’être rentable à long terme (avantage économique).”            (source : ibidem)

Pour ma part, je suis convaincue que le développement durable ne permet pas de lutter contre le réchauffement climatique.

car “La croissance économique s’arrête là où commence les limites physiques de la planète” (Vincent Cheney)
“Les modèles économiques modernes – libéraux et marxistes – ont éliminé la variable écologique de leur raisonnement.” (Vincent Cheney).
Il y a donc un antagonisme profond entre la survie écologique de notre planète et le développement durable. Car comment imaginer que la rentabilité économique puisse être un critère de décision pertinent dans une problématique dont elle ne sait rendre compte ?
C’est tout simplement absurde, non ?
N’est-ce pas plutôt le contraire ? N’est-il pas temps d’inventer d’autres modèles, où la rentabilité économique ne soit pas à égalité avec le social et l’écologique, mais bien plutôt leur subordonnée ?

“Avec son «développement durable», le capitalisme veut nous faire croire que son système productiviste, qui a épuisé les ressources naturelles, détruit le climat et trahi ses promesses de satisfaire les besoins élémentaires de l’humanité, serait tout à coup capable de réparer ses dégâts et de poursuivre sa mission. Puits de carbone, nucléaire propre, hydrogène à profusion, éoliennes magiques, cultures de carburants… tous les gadgets censés conjurer les catastrophes à venir y passent. C’est comme s’il nous annonçait triomphalement qu’il venait de découvrir que les métastases du productivisme pourraient le guérir du cancer qui le ronge!”